Parcours

Après des études en anthropologie, je décide de bifurquer vers l’ébénisterie en 2017. C’est dans le centre de formation Les Aliziers que je me forme aux techniques de l’ébénisterie. Le CAP obtenu, je continu d’approfondir (et ne cesse depuis !) mes connaissances dans le travail du bois via diverses expériences et rencontres.

En 2020, c’est le début de mon activité d’ébéniste indépendante au sein de la coopérative d’activité et d’emploi Chrysalide.

En 2025, une autre étape est franchie : afin de pouvoir répondre à davantage de projets, je passe mon CAP de menuiserie fabricant et intègre ma coopérative actuelle, Penn ar Bât.

Outre l’accompagnement humain et professionnel, évoluer dans cette coopérative me permet dorénavant d’étoffer mon réseau vers d’autres professionnels du bâtiment et envisager des projets en collaboration.

L’atelier


Sur la commune de Guissény, j’ai construit mon atelier proche de mon domicile. En ossature bois, isolé en paille pour des conditions proche de celles d’une habitation.

Les machines stationnaires sont de « vieilles dames » des années 60-80 « glanées » auprès d’anciens menuisiers et charpentiers.

Robustes et précises, elles me permettent de travailler en ayant toute confiance dans le résultat.

Vous ne trouverez pas ici de machines à commandes numériques car ce n’est pas vers là que je souhaite faire évoluer ma pratique.

L’ordinateur m’est cependant d’une grande aide pour la réalisation des plans et le rendu de visuels 3D.

Pourquoi Brindille ?


Parce qu’une Brindille c’est un petit bout d’arbre et que chaque projet en bois est aussi un peu cela.

Une Brindille pour ne pas oublier l’arbre. Ne pas oublier que mes choix ont un impact plus ou moins léger sur notre planète.

Ainsi, au sein de mon activité, je favorise le réemploie : ce sont des têtes de lit qui deviennent coffre et cuisine ; des buffets d’essences différentes qui deviennent têtes de lits et ainsi de suite.

 

Le réemploie a beaucoup de sens, car outre l’économie de ressources, c’est aussi un hommage aux menuisier·e·s ébénistes qui ont fabriqués ces meubles.

 

Cela m’apprends aussi à imaginer des meubles facilement réemployables. C’est dans cette optique que je fais le choix d’assemblages bois facilitant le démontage (et donc la réparabilité et le réemploie). Les anciennes armoires chevillées sont particulièrement inspirantes !

 

Par ailleurs, je travaille essentiellement avec du bois massif offrant le plaisir de travailler à partir d’une matière brute mais aussi la possibilité (quasi) infini de choisir les assemblages les plus adaptés et esthétiques pour des meubles durables et de qualité.

Travailler à partir de plateaux de bois bruts de scierie c’est s’assurer de pouvoir montrer l’arbre en mettant en valeur les dessins du fil, les courbes, les nœuds … toute une vie !

Elise Juttier